Geneve Commerces et la NODE ont lancé aujourd’hui la campagne en vue de la votation cantonale du 14 juin 2026 portant sur la modification de la Loi sur les heures d'ouverture des magasins (LHOM).
Cette modification de la LHOM, adoptée par le Grand Conseil et soutenue par un large front politique, répond à une double nécessité : apporter un soutien concret au commerce genevois et à ses emplois et mettre le droit cantonal en conformité avec le droit fédéral, comme l'a exigé le Tribunal fédéral dans son arrêt du 4 septembre 2025.
C’est pourquoi nous vous invitons à voter en faveur de la modification de la LHOM
(objet n°2 de la votation cantonale genevoise).
Argumentaire
Le 14 juin, votez OUI à deux dimanches d’ouverture par an
Le 14 juin 2026, la population genevoise est appelée à voter sur la modification de la Loi sur les heures d’ouverture des magasins (LHOM). L’objectif est d’autoriser l’ouverture des commerces deux dimanches par an, jusqu’à 17 heures, en plus du 31 décembre, avec des conditions favorables pour les employés (sur base volontaire uniquement et avec un salaire doublé ou une compensation en congé de durée équivalente). Cette adaptation de la LHOM est rendue obligatoire par une décision du Tribunal fédéral datant d’octobre 2025, qui exige la mise en conformité du droit genevois avec le droit fédéral.
1. Soutenons nos commerces genevois
Nos commerces de proximité subissent de plein fouet la concurrence du commerce en ligne, le tourisme d’achat en France voisine, des chantiers toujours plus nombreux et plus longs, ainsi que des manifestations qui limitent l’accès aux commerces. À tout cela s’ajoutent les risques de débordements en marge du G7 qui nourrissent de fortes inquiétudes chez les commerçants.
Dans ce contexte difficile, deux dimanches d’ouverture par année s’affirment comme une bouffée d’oxygène pour l’économie locale, les emplois et l’animation de nos quartiers.
2. Deux dimanches par an, une solution raisonnable et mesuré
Le droit fédéral permet actuellement jusqu’à quatre dimanches d’ouverture. Le Conseil fédéral a tout récemment approuvé un projet prévoyant jusqu’à douze dimanches d’ouverture par an. Avec l’objet soumis en votation, Genève n’en aura que deux, en plus du 31 décembre.
Cette solution s’affirme donc comme une mesure modérée et socialement responsable, fondée sur les Usages de la branche déjà appliqués avec succès.
3. Gardons nos achats à Genève plutôt qu’ailleurs
Favorisons nos commerces genevois plutôt que les centres commerciaux français ou les plateformes d’achat en ligne. Les ouvertures dominicales de 2019, 2020, 2024 et 2025 ont montré une hausse de la fréquentation ainsi qu’une augmentation du chiffre d’affaires. C’est une mesure qui fonctionne et qui est réellement bénéfique pour le commerce de proximité.
4. Deux dimanches par an avec des conditions favorables pour les employés
Aucun employé ne sera obligé de travailler le dimanche. Le travail dominical repose sur le volontariat, sous contrôle de l’État (OCIRT), avec une rémunération de 2x le salaire normal ou un temps compensatoire équivalent, soit une protection plus favorable que le 1,5x prévu par le droit fédéral.
5. Une opportunité pour la population et pour l’animation de nos quartiers avant Noël
L’ouverture des commerces deux dimanches avant les fêtes de fin d’année offre la possibilité aux Genevois de faire leurs achats localement en toute décontraction, dans une ville vivante et animée.
Votez OUI aux commerces ouverts deux dimanches par an.
Une solution raisonnable et bénéfique pour tous.
Depuis plus de dix ans, Genève cherche à concilier vitalité économique et protection sociale.
2016 : adoption d’un compromis prévoyant trois dimanches, rendu inapplicable après la dénonciation de la CCT par les syndicats.
2019-2020 : période expérimentale avec deux puis trois dimanches ouverts, bilan très positif.
2024 : ouverture exceptionnelle du 22 décembre autorisée, succès confirmé.
2025 : le Tribunal fédéral impose une révision de la LHOM, estimant que la condition d’une CCT étendue viole le droit fédéral.
Le 14 juin 2026, la population décidera d’une mise en conformité nécessaire et d’une mesure bénéfique tant pour les commerces et leurs employés que pour les Genevois.